un imaginaire contrasté, où le macabre et la violence organique dialoguent avec l’élégance et le raffinement des formes.

Originaire des Ardennes, Thibault Zuccari développe très tôt un attrait pour le dessin, nourri par le cinéma horrifique, le jeu vidéo et la mode. Ce mélange hétéroclite façonne un imaginaire contrasté, où le macabre et la violence organique dialoguent avec l’élégance et le raffinement des formes.

Autodidacte, il construit progressivement son langage artistique en parallèle d’un parcours professionnel dans l’image et la communication visuelle. Après plusieurs années en tant que graphiste au Conservatoire de Reims, où il développe la pratique du print, du web, de la photographie et des outils numériques, il poursuit son activité à Paris, notamment en freelance puis chez EY depuis quelques années comme designer.

Cette expérience professionnelle lui apporte une maîtrise de la composition, du détail et de la direction artistique. En parallèle, son travail personnel explore principalement le portrait mais s’oriente rapidement vers une quête moins traditionnelle, celle de faire d’un sujet dérangeant, une œuvre délicate et raffinée. Ses créations explorent les liens entre anatomie, mémoire affective et vulnérabilité.

Avec Les Écorchés, Thibault Zuccari affirme une démarche plastique en associant le dessin minutieux à l’intervention physique du fil. Il développe un univers où la précision du trait rencontre la fragilité du vivant.

Son travail cherche à rendre perceptible ce qui ne se voit pas : les émotions enfouies, les blessures silencieuses, les tensions intérieures qui façonnent le rapport à soi et aux autres. À travers des figures dépouillées de tout artifice, il propose une œuvre sensible, organique et introspective, située à la frontière du dessin anatomique et de l’autoportrait émotionnel.